Archives de 17 août 2008

LA FORME D’UNE VILLE

La forme d’une ville

change plus vite,

hélas, que le coeur

des mortels.

Charles Baudelaire (1821 – 1867)

MARC CHAGALL: PARIS PAR LA FENÊTRE (1913)

CHARLES BAUDELAIRE (1821 – 1867), né et décédé à Paris, est un poète francais, devenu un classique. Au travers de son oeuvre, Baudelaire a tenté de tisser les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l’idéal inaccessible, la violence et la volupté.

Renvoyé du lycée pour une vétille en 1839, il mène une vie en opposition aux valeurs bourgeoises. En 1841, il voyage à l’îsle Maurice. Du retour à Paris, il s’éprand de Jeanne Duval, une jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra les charmes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire, et connaît, des 1842, une vie miserable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des « Fleurs du mal ». En 1848, il participe aux barricades à Paris.

LA MUSE DE CHARLES BAUDELAIRE: JEANNE DUVAL

« Les Fleurs du mal » paraissent en 1857 à 500 exemplaires. Le recueil sera poursuivi pour « offense à la morale », et Baudelaire sera condamné à une forte amende de 300 francs, qui fut réduite à 50 francs, suite à une intervention de l’impératrice Eugénie. Le poète part alors pour la Belgique, et se fixe à Bruxelles.

Il subit des troubles cérébraux, en particulier d’aphasie. En 1867, il meurt à Paris de la syphilis, sans avoir pu réaliser le projet d’une édition définitive des « Fleurs du mal », travail de toute une vie. « Le Spleen de Paris », terminé en 1862, sera édité à titre posthume en 1868.

Charles Baudelaire est héritier de « l’art pour l’art » du mouvement parnassien. Il sublime la sensibilité et cherche à atteindre la vérité essentielle, la vérité de l’univers. L’imagination est pour lui « la reine des facultés ». Cependant, le poète n’a pas vécu son oeuvre, pour lui vie et poésie restaient, dans une certaine mesure, séparées.